Émotion partagée ce dimanche matin 24 juin 2012 en l’église Saint-Jean !
Le Père Jean-Claude Vinceneau, curé du Gaillacois, concélébrait cette messe d’action de grâces avec les Pères Hervé Crouzat, Jean-Pierre Rey et Franklin Munguba.
M. Joseph, un paroissien, remercia les sœurs au nom de tous : « Les Sœurs dominicaines ont toujours été au service des Gaillacois. »
Et il donna quelques exemples : « Mère Saint-Paul n’hésitait pas, avec bonté et humour, à inviter ses amis à la prière et à la pratique des sacrements.
Tout Gaillac et les environs connaissait sœur Armand, toujours là pour soulager les douleurs physiques et morales. Son franc parler et sa bonhomie lui ont valu l’estime de tous.
Piqûre, garde de nuit, chevet des défunts, elles étaient toujours là.
Avec mère Marie-Claire, elles ont accueilli au patronage bien des petits Gaillacois, et nous ne pouvons oublier les représentations costumées lors de la fête annuelle.
Tout cela avec l’aide des jeunes bénévoles.
Mère Marie-Claire, passionnée de musique, a participé et dirigé la chorale de Saint-Jean... Tout ceci pour dire que les Dominicaines se sont toujours investis dans la cité. »

Et il cita d’autres humbles taches « offertes au Seigneur que les Sœurs ont juré de servir et de prier dans la belle chapelle qui reçoit régulièrement des fidèles », se faisant le porte-parole des Gaillacois pour dire aux religieuses qui se sont succédé dans ce couvent, toute leur gratitude pour l’amabilité et la disponibilité sans faille des Sœurs au long de ces nombreuses années.
Une autre paroissienne témoigna de l’affection et de la gratitude des Gaillacois qui ont partagé la prière des sœurs dans leur chapelle : « Merci de nous avoir permis de renouveler les engagements de notre baptême. »
Écoutons sœur Siméon, responsable de la communauté, évoquer l’histoire de la présence des Sœurs à Gaillac :
« Les archives relatent l’arrivée des premières Sœurs en 1859 pour l’œuvre des malades. |
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Des Dames assidues aux Fédiès et qui voyaient à l’œuvre nos Sœurs ouvrières de la charité, se familiarisèrent peu à peu avec le désir que des Sœurs Dominicaines pourraient s’installer à Gaillac. Sans tarder, M. le Curé de Saint-Jean s’occupa du projet. Il y avait à ce moment dans le quartier de Saint-Jean, une vieille maison à vendre, au milieu d’un vaste enclos entouré d’un grand mur. C’était bien le site qui convenait le mieux à nos Sœurs.
Aujourd’hui, les Sœurs Dominicaines habitent ces murs chargés de souvenirs, gravés dans une riche histoire.

Nos Sœurs garde-malades étaient installées à Gaillac depuis à peine un an, lorsque M. l’abbé Cavailié, curé de Saint-Michel, organisa dans sa paroisse l’enseignement libre. Au fil du temps, nos murs ont abrité une école. Une période dure pour nos Sœurs garde-malades affrontées à des conditions pénibles : prendre le repos de jour dans le voisinage bruyant de la gent écolière. Le temps de la cohabitation a duré 43 ans.
En 1982, la Prieure Provinciale aidée de son Conseil a décidé que la Maison de Gaillac serait la Maison de Retraite de nos Sœurs malades et âgées
Avant d’être une Maison de Retraite, notre communauté se veut un lieu de vie et de mission. Dans un souci pastoral, Mgr Carré a œuvré pour que la « Parole de Dieu » soit fêtée dans le Diocèse. Aujourd’hui, chez nous, cette Parole se veut signe de communion dans l’Église de Gaillac, dans la Paroisse Saint-Jean. |
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Avant d’être une Maison de Retraite, notre communauté se veut un lieu de vie et de mission. Dans un souci pastoral, Mgr Carré a œuvré pour que la « Parole de Dieu » soit fêtée dans le Diocèse. Aujourd’hui, chez nous, cette Parole se veut signe de communion dans l’Église de Gaillac, dans la Paroisse Saint-Jean.
« Que nos maisons soient ouvertes, hospitalières, accueillantes, en vérité ’maisons de miséricorde’. » (Constitutions de la Congrégation)
En 2012, le Gouvernement de la Congrégation décide de regrouper les communautés de Gaillac et Albi.
« Le Seigneur est auprès des siens, ils vivront et son Esprit les animera ». (Isaïe)
Merci au prophète qui soutient, accompagne, protège notre exode qui s’ouvre devant nous sous un soleil d’été. Nous ne donnerons pas raison au vieux diction populaire : « Partir c’est mourir un peu ». Nous choisirons le message d’un vieux cadran solaire :
« Je ne compte que les heures claires ».
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Au cours des ans et des saisons que d’heures claires ont habité notre maison :
heures partagées auprès de l’Aumônerie de l’Hôpital, du Service Évangélique des Malades ;
heures de prières communes, de célébrations occasionnelles (Mission, Paix, Vie consacrée...)

heures d’accueil (Groupes de réflexion, Bible, Rosaire, C.P.M...) ;
heures de fête : anniversaires, visites amicales, surprises agréables...
Avec le vieux cadran, nous comptons toutes les heures providentielles qui ont assuré au quotidien notre sécurité, avec la présence des médecins, des infirmières, des ambulanciers, du personnel.
Notre reconnaissance rejoint aussi l’Équipe des Prêtres de notre Secteur Paroissial. Leur ministère a été pour la Communauté une aide assidue, toujours orientée dans une pastorale de qualité, soucieuse d’une Église vivante. Témoin : la Feuille paroissiale « Communauté ».
| À tous les paroissiens de Gaillac, nous disons un fervent merci pour toutes les heures claires, heures d’amitié, vécues et partagées ensemble.
Le prophète Isaïe nous accompagne... Le psalmiste nous rassure : « Du haut des cieux le Seigneur regarde, il voit la race des hommes ». (Psaume 32) |
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Congrégation des sœurs Dominicaines de Sainte Catherine de Sienne
Notre maison abrite des trésors de richesse .
Chaque sœur a donné largement les parts de son temps ;
Avec peu de moyens, beaucoup d’amour, ont fleuri des talents
Toujours pensés, mesurés, réalisés avec sagesse. »
Sœur Siméon
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