2000 Tarnais ont vécu ce temps fort de prière et de partage avec Mgr Carré.
Premier jour :

À l’unisson avec les multiples pèlerinages qui se succèdent et s’entrecroisent aux abords de la grotte de Massabielle, les Tarnais sont venus découvrir ou redécouvrir cette année le sens du signe de la croix.


Tous se mettent à l’école de Bernadette qui apprit de la Vierge Marie à faire ce geste : "Je mis ma main dans ma poche, raconta-t-elle ; j’y trouvai mon chapelet. Je voulais faire le signe de la croix ; je ne pus porter la main au front ; elle m’est tombée. La vision fit le signe de la croix. Alors, ma main tremblait ; j’essayai de le faire et je pus".

Bernadette ajoute dans un autre récit : "Aussitôt que j’eus fait le signe de la croix, le grand saisissement que j’éprouvais disparut. Je me mis à genoux et je dis le chapelet."

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Deuxième jour : journée diocésaine

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Ils arrivent, les pèlerins d’un jour, en car ou en voiture, de Sorèze, Cordes, Graulhet... |

Messe diocésaine, 3 août 2010

Mgr Carré préside l’eucharistie devant une foule compacte de tous âges et vocations ; de nombreux Tarnais sont aussi reliés en direct par les ondes de RCF Pays Tarnais.
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Homélie
« Mourir sur la croix était pour les Romains le supplice le plus cruel et le plus infamant. On le réservait aux criminels et aux esclaves. Voilà le supplice par lequel Jésus est mort. C’est un véritable scandale si l’on y réfléchit. En Jésus, le Fils de Dieu qui meurt, se montre un aspect de Dieu inattendu, le Dieu qui se livre aux mains des hommes pour leur faire percevoir combien il tient à eux. Ce n’est pas le Dieu que nous imaginons ! |
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Voilà pourquoi les lectures nous invitent à regarder la croix, j’aurais envie de dire : la regarder avec un œil neuf, d’une manière nouvelle, comme si nous ne l’avions jamais vue. La regarder pour qu’elle s’inscrive en nous, dans notre pensée, dans notre amour et même dans notre vie.

La croix est faite pour être vue. Si on fait mourir ainsi un condamné au mort, c’est pour qu’on le voit souffrir et mourir. Cela sert d’avertissement ! Mais pour nous chrétiens, le sens est tout différent. Nous regardons la croix pour y découvrir l’amour du Christ pour nous. Cet amour est représenté par la symbolique de la croix.

Il y a un poteau vertical planté en terre. Cet axe signifie que par la croix, le lien est établi entre la terre et le ciel, entre les hommes et Dieu. L’humanité a souvent pensé que Dieu était loin dans le ciel et ne s’intéressait pas à ce qui se passait sur terre. Par le signe de la croix, la séparation est abolie, la relation devient possible.

Il y a une barre horizontale où les bras sont cloués. Cette ligne horizontale avec les bras grands ouverts, signifie les relations entre les personnes qui sont possibles à l’égard de tous. Souvent, nous avons considéré la plupart des êtres humains comme des étrangers, sinon comme des ennemis. En ouvrant les bras sur la croix, Jésus nous les présente comme des frères.

C’est lui, Jésus, qui en étant cloué sur la croix, rétablit les relations avec Dieu et avec les autres. Il est en effet l’un et l’autre, Dieu et homme, et il est le point de jonction du vertical et de l’horizontal. En le regardant, nous découvrons ce qu’il a fait et ce qu’il ne cesse de faire pour nous.

Il y a des croix qui représentent Jésus crucifié et des croix où il ne figure pas. Il ne faut pas chercher à les opposer totalement.
En regardant le corps crucifié de Jésus, nous sommes invités à découvrir mieux encore ce qu’ a été son supplice et à nous dire que son amour pour tous les hommes a été extraordinaire au point d’aller jusque là, pour montrer combien il tient à nous !

En voyant la croix seule, nous rappelons que Jésus n’est pas resté crucifié. Il a été mis au tombeau et il est ressuscité le matin de Pâques ! Sa résurrection est nécessaire pour que les effets de sa mort puissent toucher tous les hommes. Il est maintenant toujours vivant, toujours près de nous, toujours avec nous. Quand nous prions, nous lui ouvrons notre esprit, notre volonté, notre cœur. Dans tout ce que nous faisons, il n’y a rien qui lui soit indifférent et c’est en lui offrant nos journées et notre vie que nous lui sommes unis.

Ce passage de la Croix avec le Crucifié à la croix nue, n’est-il pas le signe des transformations que nous avons à vivre nous aussi ? Dans notre existence, beaucoup de choses sont appelées à mourir, à commencer par nous-mêmes avec notre corps humain si fragile, et bien vite nous serons oubliés. Mais en Jésus mort et ressuscité, une vie nouvelle sans fin nous attend, nous entrons dans la vie éternelle et nous sommes appelés à vivre pour toujours avec lui. Cela, nous le préparons par notre manière de vivre chaque jour. Nous le préparons surtout par notre foi. C’est elle qui nous sauve, ce n’est pas nous qui pouvons nous sauver nous-mêmes.

Un regard d’amour et de foi sur la croix du Christ souffrant, transfigure une vie, ouvre vers l’éternité. Regardons en silence cette croix qui donne la vie, qui pousse à aimer et qui nous soutient dans l’espérance. »



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L’après-midi commence par un temps de vie en Église chaleureux.


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Mgr Carré revient sur l’année écoulée et présente les propositions de la rentrée, en particulier le livret sur les psaumes à l’attention des groupes qui ont partagé autour de l’évangile de saint Jean.. |
| Les "foulards oranges" reviennent sur l’Année sacerdotale, le Curé d’Ars s’invite au milieu de la foule -"Tu m’as montré le chemin d’Ars, je te montrerai celui du Ciel..." |
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Troisième jour
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Dès 7h30, plusieurs entreprennent la montée du chemin de croix des Espélugues
« Tu as versé ton sang sur une croix Pour tous les hommes de toutes les races Apprends-nous à nous réconcilier Car nous sommes enfants d’un même Père. » |
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Le groupe du "Voyage de l’Espérance" vit des jours de fraternité.






Dans l’après-midi de ce troisième jour, la plupart des Tarnais se retrouvent dans la Prairie face à la Grotte, sous un ciel clément : c’est le temps propice pour se préparer en groupes à recevoir ensuite individuellement le sacrement de la réconciliation.

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Au long de ces journées de pèlerinage, de petits signes de fraternité au quotidien :



Tandis que plusieurs pèlerins participaient à la Procession mariale sous une pluie battante, d’autres ont rejoint les jeunes et les enfants qui avaient préparé une veillée festive :

concours, mimes…-------

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Toutes les générations se prirent au jeu et sortirent le cœur en fête.
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Les Bérets bleus finirent leur journée
par la messe à la Grotte ... à 23h ! |
Quatrième jour, dernière matinée

De nombreux pèlerins se retrouvent à la Grotte pour l’eucharistie où Mgr Carré concélèbre avec l’évêque d’Arras, Mgr Jean-Paul Jaeger, et des prêtres des deux diocèses.

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Éclaircies ponctuées d’averses...

Mais le recueillement reste intact. Et l’Évangile en saint Matthieu (16, 24-28) place la barre haut, dans la ligne de ce pèlerinage qui appelle chacun à construire sur le roc.

Écoutons l’homélie de Mgr Carré :
« Ce passage de l’Évangile arrive juste après le moment où l’apôtre Pierre vient de reconnaître Jésus comme le Fils de Dieu, comme celui qui est attendu et espéré par tous, comme le Sauveur du monde.
À celui qui le reconnaît comme Messie, Fils de Dieu, Jésus se met à dire : « Je te propose ce qu’il y a de meilleur. Suis-moi ! Renonce à toi-même, prends ta croix… » Ce chemin est loin d’être facile. Mais il est celui qui donne une liberté étonnante et un bonheur dont beaucoup ne se doutent pas.
Sans doute faut-il reprendre les trois expressions que Jésus utilise afin de bien les comprendre :
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Renoncer à soi-même.
Croire que Jésus est le fils de Dieu, c’est accepter qu’il entre dans nos vies et qu’il nous propose d’autres centres d’intérêt que les nôtres. Nous le devinons et nous le savons surtout quand il nous a été possible de prendre l’Évangile au sérieux. Alors, il nous faut refuser certaines choses pour être fidèle au Christ, refuser de voler, de tricher, d’être injuste ; c’est aussi refuser de faire de l’argent une idole ou de ne chercher que son plaisir… Renoncer à soi-même, c’est aussi souvent être attentif aux autres, comme on l’a fait pendant ces jours de pèlerinage, chercher à les servir, les aider, leur donner la priorité sur soi… Bien entendu, c’est un combat toujours à reprendre !

Prendre sa croix.
Comprenons bien ! Il ne s’agit pas de chercher d’abord ce qui fait mal, mais d’accueillir tout ce qui pèse dans nos vies. Pour les uns, ce sera une souffrance physique, pour d’autres elle sera morale, pour d’autres encore elle viendra de l’entourage. Chacun de nous sait bien quelle est sa croix. On peut protester contre elle et même vouloir la refuser, mais prendre sa croix, c’est regarder sa vie, et la prendre avec amour, telle qu’elle est, avec la force du Christ. Demandons-le au Seigneur Jésus.

Suivre le Christ.
C’est le but final ! Comme Jésus a vécu, nous avons à vivre nous aussi une vie donnée à Dieu et aux autres. Jésus a mis son corps sur la croix. Nous mettons le signe de la croix sur notre corps chaque jour, pour que la Croix puisse se graver dans notre esprit et imprégner notre vie.
Il n’y a pas de chemin sûr et certain pour des chrétiens, sinon de suivre le Christ et d’accepter de donner sa vie. On peut donner sa vie d’un seul coup ! Cela arrive, c’est le cas des martyrs par exemple. Mais habituellement on donne sa vie jour après jour, lentement, patiemment… C’est le poids et aussi la grandeur du quotidien, du témoignage donné à ceux avec qui on vit , et c’est tout aussi héroïque que de tout donner en une seule fois. Cela se voit moins, c’est une présence discrète, c’est l’amour au quotidien. Mais n’est-ce pas cet amour-là qui construit du solide ?

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C’est avec l’amour au quotidien que nous nous aidons à porter nos croix les uns les autres, car il faut bien reconnaître que nous n’avons pas tous les mêmes croix : certaines sont très lourdes, écrasantes ; d’autres sont plus légères et on a l’impression que certains n’en portent pas du tout. En étant attentifs aux autres, en nous rendant proches tout particulièrement de ceux qui ont du mal à porter leur propre croix, c’est alors que nous aimons le Christ, c’est alors que nous formons vraiment la famille du Christ Jésus, son Église, faite de frères et de sœurs qui cherchent vraiment à s’aimer.

N’est-ce pas ce que le Christ Jésus a fait pour nous ? À Lourdes c’est facile ! Demandons à la Vierge Marie et à sainte Bernadette la force pour continuer à le vivre chez nous ! Nous allons ainsi vers la vraie vie, celle qui ne passe pas, la vie éternelle avec Dieu, commencée dès à présent. »



Rendez-vous l’an prochain du 3 au 6 août.Rendez-vous l’an prochain du 3 au 6 août.
[1] Merci aux photographes
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